Vous souhaitez devenir producteur d’électricité solaire à domicile ? C’est un excellent choix pour réduire votre facture d’énergie et contribuer à la transition énergétique. En maison, vous bénéficiez d’atouts indéniables : plus de surface disponible pour installer vos panneaux, une orientation souvent optimisable, et une plus grande flexibilité technique.

Cet article vous explique en détail le fonctionnement d’une installation solaire en maison, comment consommer votre propre électricité, et comment revendre l’excédent au réseau EDF. Nous passerons en revue chaque équipement nécessaire, leur rôle, et leur interaction. Un exemple concret vous aidera à visualiser les étapes et choix techniques adaptés à une habitation individuelle.


1. Principe : consommer sa production solaire et revendre le surplus

Les panneaux solaires transforment la lumière du soleil en électricité en courant continu (CC). Un onduleur convertit ensuite ce courant continu en courant alternatif (CA), identique à celui distribué par EDF et utilisé dans votre maison.

Le principe est simple :

  • Vous consommez en priorité l’électricité produite par vos panneaux.

  • Si la production dépasse votre consommation instantanée, le surplus est automatiquement injecté sur le réseau.

  • Ce surplus est racheté par EDF dans le cadre d’un contrat d’obligation d’achat.

C’est une double optimisation : vous réduisez vos achats d’électricité au réseau et vous êtes rémunéré pour l’énergie produite en excès.


2. Atouts et contraintes spécifiques à la maison

2.1. Surface disponible

En maison individuelle, la toiture offre souvent une grande surface exploitable, permettant d’installer davantage de panneaux. Par exemple :

    • Toit incliné de 40 m² orienté plein sud : possibilité d’installer 20 panneaux standards de 1,7 m² chacun, soit environ 34 m² de modules.

    • Toit plat : installation possible avec châssis inclinés, optimisant la production.

Plus de surface signifie :

    • Puissance installée plus élevée (souvent entre 3 et 9 kWc pour les particuliers).

    • Production annuelle plus importante, donc économies accrues et surplus plus conséquent à revendre.

2.2. Orientation et inclinaison

En maison, vous pouvez généralement optimiser l’orientation (idéalement plein sud) et l’inclinaison (autour de 30°) pour maximiser la production.


3. Équipements nécessaires pour une installation avec revente du surplus

3.1. Panneaux photovoltaïques

    • Fonction : convertir la lumière solaire en courant continu.

    • Installation : sur toiture inclinée, toit plat avec supports, pergola ou abri de voiture.

    • Critères : rendement, résistance aux intempéries, garantie constructeur.

    • Exemple : modules monocristallins 400 Wc pour un meilleur rapport surface/puissance.

3.2. Onduleur certifié injection réseau

    • Fonction : transformer le courant continu en courant alternatif synchronisé avec le réseau EDF.

    • Norme : conformité EN 50549-1 avec anti-îlotage intégré.

    • Types : onduleur central, micro-onduleurs (un par panneau), ou onduleur hybride (avec gestion batterie).

    • Placement : proche du tableau électrique, dans un endroit sec et ventilé.

3.3. Compteur bidirectionnel (Linky)

    • Fonction : mesurer séparément la consommation depuis le réseau et l’injection de surplus.

    • Installation : réalisée par Enedis lors du raccordement.

3.4. Protections électriques

    • Disjoncteurs DC pour la partie courant continu.

    • Disjoncteur différentiel 30 mA type A pour la partie CA.

    • Parafoudre pour protéger contre les surtensions.


4. Fonctionnement global du système

    1. Les panneaux génèrent du courant continu à partir du soleil.

    2. L’onduleur transforme ce courant en alternatif compatible réseau.

    3. L’électricité produite alimente directement les appareils de la maison.

    4. Le surplus est injecté automatiquement sur le réseau.

    5. Le compteur Linky enregistre l’énergie injectée et consommée.

    6. EDF OA vous rémunère pour l’énergie injectée.


5. La fonction anti-îlotage de l’onduleur : un dispositif de sécurité indispensable

Lorsque vos panneaux solaires produisent de l’électricité, celle-ci transite vers votre installation domestique via un onduleur. Ce dernier transforme le courant continu (DC) produit par les panneaux en courant alternatif (AC) compatible avec le réseau électrique.

La fonction anti-îlotage est intégrée à la majorité des onduleurs modernes pour protéger à la fois votre installation et les techniciens qui interviennent sur le réseau.

Principe :

    • En temps normal, l’onduleur est synchronisé avec le réseau EDF.

    • Si une coupure de courant se produit (panne, travaux, incident), le risque est que votre installation continue à injecter de l’électricité dans le réseau, créant une « île électrique » autonome — c’est ce que l’on appelle l’îlotage.

    • Cela pourrait mettre en danger les agents Enedis qui interviennent sur les lignes, pensant que celles-ci sont hors tension.

Fonctionnement :

    • L’onduleur détecte instantanément l’absence de tension sur le réseau.

    • Il coupe automatiquement toute injection d’électricité pour éviter l’îlotage.

    • Une fois le réseau rétabli et stable, l’onduleur se resynchronise avant de relancer la production.

Normes :

    • En France, la norme VDE-AR-N-4105 et les exigences d’Enedis imposent ce dispositif.

    • Sans cette fonction, l’installation ne serait pas conforme et ne pourrait pas être raccordée au réseau.

En résumé :
L’anti-îlotage est un mécanisme de détection et de coupure automatique garantissant la sécurité du réseau et des personnes. C’est une obligation technique et légale pour toute installation solaire raccordée au réseau public.


6. Dimensionnement : puissance, production et batteries

6.1. Puissance installée

En maison individuelle, la puissance maximale autorisée en autoconsommation avec injection de surplus pour un particulier en monophasé est généralement de 9 kWc (kilowatt-crête).
Le kWc correspond à la puissance maximale que le système photovoltaïque peut produire dans des conditions optimales d’ensoleillement et de température (25 °C en laboratoire).

6.1.1. Correspondance puissance / nombre de panneaux

La puissance totale dépend du rendement et de la puissance unitaire des panneaux :

      • Panneaux standards actuels : 400 à 450 Wc chacun.

      • 9 kWc équivaut donc à 20 à 25 panneaux selon le modèle choisi.

        • Exemple : 9 000 Wc ÷ 450 Wc ≈ 20 panneaux.

        • Exemple : 9 000 Wc ÷ 400 Wc ≈ 23 panneaux.

6.1.2. Surface nécessaire

La surface moyenne nécessaire est d’environ 1,8 à 2 m² par panneau :

      • Pour 20 panneaux → environ 36 à 40 m².

      • Pour 25 panneaux → environ 45 à 50 m².

Cette surface doit être bien orientée (idéalement sud) et avec une inclinaison optimale (souvent 30 à 35° en France métropolitaine) pour maximiser la production annuelle.

6.1.3. Facteurs influençant la puissance installée

      • Espace disponible sur le toit : un toit trop petit ou avec des obstacles (cheminées, lucarnes, antennes) limite le nombre de panneaux.

      • Orientation et inclinaison : une orientation sud-est ou sud-ouest réduit légèrement le rendement, mais reste viable.

      • Capacité du raccordement électrique : en monophasé, la limite légale est souvent fixée à 9 kWc. En triphasé, elle peut être supérieure (jusqu’à 36 kWc pour certains cas).

      • Budget : plus la puissance est élevée, plus l’investissement initial est important, mais aussi plus le potentiel de revente de surplus est grand.

6.1.4. Rendement et production annuelle estimée

En France, 1 kWc bien orienté produit en moyenne 1 000 à 1 400 kWh/an selon la région.
Ainsi, un système de 9 kWc peut produire environ :

      • 9 000 à 12 600 kWh/an dans le nord.

      • 11 000 à 14 000 kWh/an dans le sud.

6.1.5. Cas particuliers

      • Installation partielle : certains foyers choisissent d’installer 3 à 6 kWc pour viser l’autoconsommation maximale et limiter le coût initial.

      • Extension future : il est possible de commencer avec moins de panneaux et d’ajouter des modules ultérieurement, sous réserve que l’onduleur soit dimensionné pour.

6.2. Estimation de production

La production d’une installation photovoltaïque dépend de plusieurs facteurs : la puissance installée (exprimée en kWc), l’ensoleillement de la région, l’orientation et l’inclinaison des panneaux, ainsi que l’absence ou non d’ombres.

En région ensoleillée (par exemple dans le sud de la France, avec environ 5 heures de plein soleil par jour en moyenne annuelle), on peut utiliser la formule :

Production annuelle (kWh/an) ≈ Puissance installée (kWc) × 1 200 kWh/kWc


6.2.1. Exemple de calcul standard

        • Hypothèse : installation de 6 kWc (environ 15 à 18 panneaux solaires selon la puissance unitaire).

        • Calcul :
          6 kWc×1200 kWh/kWc=7200 kWh/an6 \ \text{kWc} \times 1 200 \ \text{kWh/kWc} = 7 200 \ \text{kWh/an}

        • Interprétation :
          Cette production couvre largement la consommation annuelle d’un foyer moyen de 4 personnes (hors chauffage électrique).


6.2.2. Variation selon la région

        • Nord de la France : 1 000 à 1 100 kWh/kWc/an (ex. : 6 kWc → ~6 600 kWh/an)

        • Centre de la France : 1 100 à 1 200 kWh/kWc/an (ex. : 6 kWc → ~7 000 kWh/an)

        • Sud de la France : 1 200 à 1 400 kWh/kWc/an (ex. : 6 kWc → ~8 000 kWh/an)


6.2.3. Impact de l’orientation et de l’inclinaison

        • Orientation idéale : plein sud.

        • Inclinaison optimale : entre 30° et 35° pour maximiser la production annuelle.

        • Perte estimée :

          • Orientation sud-est ou sud-ouest : -5 à -10 %

          • Orientation est ou ouest : -15 à -20 %

          • Inclinaison très faible (toit plat) : -10 à -15 % sauf si ajustée par structure.


6.2.4. Impact des ombrages

Les ombres (arbres, cheminées, bâtiments voisins) peuvent réduire la production de 5 % à plus de 30 % selon leur durée et leur intensité.
➡️ Utilisation possible de micro-onduleurs ou optimiseurs de puissance pour limiter cette perte.


6.2.5. Rendement sur 25 ans

        • Perte naturelle de performance : environ 0,3 % à 0,5 % par an selon la qualité des panneaux.

        • Après 25 ans, un panneau de qualité conserve 85 % à 90 % de sa puissance initiale.

        • Exemple : un panneau de 400 Wc produira encore ~340 à 360 Wc au bout de 25 ans.

6.3. Consommation type d’une maison

6.3.1. Électroménager, éclairage, TV, box (≈ 4 kWh/jour)

        • Éclairage LED : 0,2 à 0,5 kWh/jour (selon nombre de points lumineux et durée d’utilisation).

        • Réfrigérateur + congélateur : 0,8 à 1,2 kWh/jour (modèles récents).

        • TV : 0,1 à 0,4 kWh/jour (selon taille et durée d’utilisation).

        • Box internet + petits appareils électroniques : 0,2 à 0,4 kWh/jour.

        • Autres petits électroménagers (micro-ondes, aspirateur, machine à café) : 0,5 à 1,0 kWh/jour en moyenne.

💡 Total moyen : environ 4 kWh/jour pour un usage classique.


6.3.2. Chauffage électrique ou pompe à chaleur (3 à 20 kWh/jour)

        • Chauffage électrique direct (radiateurs) :

          • Maison bien isolée : 5 à 10 kWh/jour.

          • Maison mal isolée : 15 à 20 kWh/jour.

        • Pompe à chaleur (PAC) :

          • Rendement (COP) 3 à 4 → pour fournir 9 kWh de chaleur, la PAC consomme 3 kWh d’électricité.

          • Consommation typique : 3 à 8 kWh/jour selon climat et surface chauffée.

        • Impact climatique : en hiver rigoureux, la consommation peut doubler.


6.3.3. Eau chaude électrique (≈ 3 kWh/jour)

        • Chauffe-eau classique (200 L) : 2,5 à 4,0 kWh/jour pour un foyer de 2 à 4 personnes.

        • Optimisation :

          • Programmer la chauffe en journée pour utiliser l’électricité solaire directe.

          • Installer un ballon thermodynamique (consomme ~1 kWh/jour).


6.3.4. Synthèse de la consommation type

UsageConsommation moyenne (kWh/jour)kWh/an
Électroménager, éclairage, TV41 460
Chauffage (PAC ou électrique)3 à 201 095 à 7 300
Eau chaude électrique31 095
Total maison type (hors chauffage)72 555
Total avec chauffage10 à 273 650 à 9 855

6.4. Batterie

Une batterie solaire est un dispositif de stockage qui permet de conserver l’électricité produite par vos panneaux pour la consommer ultérieurement, plutôt que de l’injecter directement sur le réseau.
Dans notre cas, elle n’est pas obligatoire pour la revente du surplus, mais utile pour augmenter le taux d’autoconsommation. Capacité recommandée : 5 à 10 kWh pour une maison.

 

6.4.1. Fonction principale

        • Augmenter l’autoconsommation : en journée, une maison peut produire plus d’électricité qu’elle n’en consomme. Sans batterie, le surplus est injecté sur le réseau.

        • Décaler la consommation : l’électricité stockée peut être utilisée le soir ou la nuit, lorsque la production solaire est nulle.

        • Sécurité énergétique : en cas de coupure, certaines batteries peuvent fournir une autonomie limitée (selon la configuration et la compatibilité avec un onduleur hybride).


6.4.2. Capacité recommandée

Pour une maison individuelle :

        • Capacité typique : 5 à 10 kWh.

          • Exemple : une batterie de 5 kWh peut alimenter les besoins de base (éclairage, TV, box, réfrigérateur) pendant une journée (1.5 jours serait plus confortable).

          • Une batterie de 10 kWh permet de couvrir une consommation plus importante, y compris certains appareils électroménagers.

Calcul de capacité batterie avec paramètres réels


Conclusion :
Pour couvrir les besoins restants après autoconsommation solaire, il faudrait une batterie d’environ 7,5 kWh.

            • La capacité idéale dépend de votre consommation quotidienne, de votre profil d’utilisation et de la puissance installée de vos panneaux.


6.4.3. Types de batteries

        1. Lithium-ion (le plus courant)

          • Haute densité énergétique : la batterie peut stocker beaucoup d’énergie pour un volume réduit.
            Longue durée de vie : généralement 10 à 15 ans selon le type de batterie et le nombre de cycles.
            Rendement élevé (~95 %) : environ 95 % de l’énergie stockée est restituée lors de la décharge, les pertes étant limitées à 5 %.

          • Exemples : Tesla Powerwall, LG Chem RESU, EcoFlow DELTA Pro.

        2. Plomb-acide

          • Moins cher mais plus volumineux et moins durable (5 à 7 ans).

          • Rendement inférieur (~80 %).

        3. Batterie modulable

          • Une batterie modulable est composée de modules indépendants que l’on peut ajouter progressivement pour augmenter la capacité totale de stockage. Cela permet d’adapter la batterie à vos besoins sans devoir acheter une grosse batterie dès le départ.

            Fonctionnement :

            • Chaque module possède sa propre électronique et est capable de se connecter aux autres modules en série ou en parallèle selon le système.

            • La capacité totale est la somme des modules installés.

            • Le système gère automatiquement la charge et la décharge pour équilibrer l’énergie entre tous les modules.

            • Cela facilite la maintenance : si un module tombe en panne, il peut être remplacé sans affecter l’ensemble de la batterie.

            Avantages :

            • Évolutivité : on peut commencer avec 5 kWh et augmenter progressivement jusqu’à 20 kWh ou plus.

            • Flexibilité pour adapter la capacité à la consommation réelle de la maison.

            • Optimisation du coût initial, en étalant l’investissement dans le temps.

            Exemples de modèles modulables :

            1. EcoFlow DELTA Pro + extensions 48 V

              • Module de 3,6 kWh par unité.

              • Compatible avec plusieurs modules pour atteindre jusqu’à 25 kWh.

              • Gestion intelligente via application mobile.

            2. Tesla Powerwall 2 + Powerwall Gateway (système Tesla)

              • Chaque unité Powerwall : 13,5 kWh.

              • Possibilité de connecter plusieurs Powerwall pour augmenter la capacité.

              • Surveillance et pilotage via Tesla App.

            3. LG Chem RESU Flex

              • Capacité modulable par unités de 3,3 à 9,8 kWh selon le modèle.

              • Compatible avec onduleurs hybrides et systèmes modulaires.

            Cas pratique :

            • Une maison commence avec une consommation moyenne nécessitant 5 kWh de stockage.

            • On installe un module EcoFlow DELTA Pro de 3,6 kWh et un module supplémentaire de 3,6 kWh six mois plus tard.

            • La capacité totale passe à 7,2 kWh, augmentant le taux d’autoconsommation et la couverture des besoins nocturnes.


6.4.4. Utilité selon le type d’installation

        • Avec revente du surplus :

          • Batterie non obligatoire, car le réseau agit comme une “batterie virtuelle”.

          • Utile si vous souhaitez consommer plus de votre production en priorité et réduire vos achats sur le réseau.

        • Sans revente (autoconsommation totale) :

          • La batterie devient indispensable pour stocker l’électricité et être autonome.


6.4.5. Optimisation

        • Coupler batterie + onduleur hybride pour gérer à la fois l’injection sur le réseau et le stockage domestique.

        • Programmer la recharge de la batterie principalement en journée, lorsque la production solaire est maximale.

        • Prendre en compte la durée de vie et le nombre de cycles (une batterie lithium moderne peut réaliser 3 000 à 5 000 cycles avant perte de capacité significative).


7. Cas concret : Monsieur et Madame Martin

    • Maison de 120 m², toiture sud-ouest de 40 m².

    • Installation de 16 panneaux de 400 Wc (6,4 kWc).

    • Production : environ 7 500 kWh/an.

    • Consommation annuelle : 8 000 kWh (chauffage PAC inclus).

    • Taux d’autoconsommation : ~45 %.

    • Surplus revendu : 4 000 kWh/an → revenu ≈ 160 €/an (à 0,04 €/kWh).

    • Facture électrique réduite de 40 %.


8. Démarches administratives et obligations

Installer des panneaux solaires pour autoconsommer et/ou vendre le surplus implique de respecter un cadre légal et technique précis. Cela garantit la sécurité, la conformité et la possibilité de vendre votre production à EDF OA.


8.1. Déclaration préalable ou permis de construire

    • Déclaration préalable en mairie : obligatoire pour la plupart des installations sur une maison individuelle.

      • Permet à la mairie de vérifier que votre projet respecte l’urbanisme local et l’esthétique de la façade ou du toit.

    • Permis de construire : nécessaire si l’installation modifie de manière significative l’aspect du bâtiment (toit en pente modifiée, panneau sur façade, grande surface).

    • Documents à fournir : plan de masse, photo du bâtiment, schéma des panneaux et orientation.


8.2. Installation par un professionnel RGE

    • RGE = Reconnu Garant de l’Environnement.

    • Obligatoire pour bénéficier de certaines aides financières (prime à l’autoconsommation, crédit d’impôt, subventions locales).

    • Le professionnel RGE garantit la conformité de l’installation aux normes françaises et la sécurité électrique.


8.3. Demande de raccordement à Enedis

    • Toute installation photovoltaïque raccordée au réseau doit être déclarée à Enedis, gestionnaire du réseau.

    • Étapes :

      1. Remplir un formulaire de raccordement (en ligne sur le site Enedis).

      2. Fournir les caractéristiques techniques de l’onduleur et des panneaux.

      3. Attendre l’accord technique d’Enedis pour raccorder votre installation.

    • Enedis installe ou adapte le compteur bidirectionnel (souvent Linky) pour mesurer à la fois l’électricité consommée et injectée.


8.4. Obtention du Consuel

    • Le Consuel délivre une attestation de conformité électrique.

    • Vérifie que votre installation respecte :

      • Norme NF C15-100 : sécurité électrique des bâtiments.

      • Protection contre les surtensions, disjoncteurs, différentiel, câblage.

    • Obligatoire pour pouvoir raccorder officiellement l’installation au réseau et vendre le surplus.


8.5. Signature du contrat d’obligation d’achat (EDF OA)

    • Une fois le raccordement validé et le Consuel obtenu, vous signez avec EDF OA :

      • Le contrat définit le tarif de rachat du surplus, la durée (souvent 20 ans) et les conditions de facturation.

      • Permet d’être rémunéré pour chaque kWh injecté sur le réseau.


8.6. Puissance maximale injectée

    • Pour un particulier en monophasé, la puissance maximale injectée est 9 kWc.

    • Dépasser cette puissance nécessite un raccordement triphasé et l’accord d’Enedis.

    • Cette limite garantit que le réseau reste stable et sécurisé pour tous les utilisateurs.


8.7. Respect des normes

    • NF C15-100 : conformité électrique et sécurité domestique.

    • EN 50549-1 : normes pour les installations photovoltaïques raccordées au réseau, y compris la protection anti-îlotage, synchronisation tension/fréquence et sécurisation de l’injection.

    • L’installation doit toujours être contrôlée et validée par un professionnel qualifié pour ces normes.


9. Raccordement et configuration électrique

L’installation photovoltaïque doit être correctement raccordée et protégée pour fonctionner en toute sécurité avec le réseau EDF, tout en permettant l’autoconsommation et la revente du surplus.


9.1. Connexion en parallèle avec le réseau EDF

      • L’installation solaire est branchée en parallèle avec le réseau domestique.

      • Fonctionnement :

        • Lorsque les panneaux produisent de l’électricité, elle alimente directement votre maison.

        • Si la production est supérieure à votre consommation instantanée, le surplus est automatiquement injecté sur le réseau EDF.

      • Avantage : pas besoin de batterie obligatoire pour revendre le surplus. Le réseau joue le rôle de “batterie virtuelle”.


9.2. Onduleur réseau (grid-tie)

      • Transforme le courant continu (CC) produit par les panneaux en courant alternatif (CA) compatible avec le réseau.

      • Fonction principale : synchroniser tension et fréquence avec le réseau EDF pour injecter l’électricité en toute sécurité.

      • Caractéristiques :

        • Intègre la fonction anti-îlotage (l’onduleur s’arrête automatiquement si le réseau est coupé).

        • Limite la puissance injectée selon la réglementation (max 9 kWc en monophasé).

        • Permet parfois de gérer une batterie domestique (onduleur hybride).


9.3. Compteur Linky

Le compteur Linky est un compteur communicant intelligent, obligatoire pour toute installation solaire raccordée au réseau pour la revente du surplus. Il remplace ou complète votre compteur classique et permet de mesurer avec précision l’électricité consommée et injectée.


9.3.1. Fonctions principales

        1. Mesure de la consommation domestique

          • Suit en temps réel l’électricité utilisée dans votre maison.

          • Permet un suivi précis pour adapter votre consommation aux moments de production solaire.

        2. Mesure de l’électricité injectée sur le réseau

          • Enregistre automatiquement le surplus envoyé à EDF OA.

          • Sert de base pour la rémunération de l’électricité injectée.

        3. Communication à distance

          • Transmet les données au gestionnaire de réseau (Enedis) sans déplacement.

          • Permet le relevé automatique pour la facturation et le suivi de production.


9.3.2. Rôle dans la facturation

        • Facturation précise de la consommation : vous payez uniquement ce que vous utilisez réellement, déduction faite du surplus vendu.

        • Rémunération du surplus : EDF OA calcule le montant à payer en fonction de la quantité injectée, enregistrée par le compteur.

        • Permet le suivi et la vérification mensuelle ou annuelle de la production solaire.


9.3.3. Installation

        • Réalisée uniquement par Enedis, après obtention du Consuel (attestation de conformité électrique).

        • L’installation peut nécessiter :

          • Le remplacement du compteur existant par le Linky bidirectionnel.

          • Une mise à jour du tableau électrique si nécessaire.

        • Une fois installé, le compteur est opérationnel immédiatement pour la mesure et la transmission des données.


9.3.4. Avantages

        • Automatisation complète de la facturation et du suivi de production.

        • Détection rapide des anomalies ou problèmes sur le réseau.

        • Compatible avec les installations photovoltaïques de toutes puissances (jusqu’à 9 kWc en monophasé pour un particulier).


9.4. Protections électriques

Pour garantir sécurité et conformité :

        1. Disjoncteurs : protègent contre les surintensités dans le circuit photovoltaïque et domestique.

        2. Interrupteurs différentiels : protègent les personnes contre les fuites de courant.

        3. Parafoudre : protège contre les surtensions liées à la foudre ou aux perturbations sur le réseau.

        4. Disjoncteur DC : protège la partie CC entre les panneaux et l’onduleur.

Tous ces dispositifs doivent être conformes aux normes NF C15-100 et intégrés au tableau électrique existant, souvent via un module dédié.

9.5. Dimensionnement des câbles

      • La section des fils doit être choisie en fonction de la puissance totale des panneaux et de la longueur du câble jusqu’à l’onduleur.

      • Pour un courant continu (CC) des panneaux : on utilise généralement du câble 2,5 à 6 mm² pour des installations résidentielles jusqu’à 6 kWc, mais le calcul exact dépend de la tension des panneaux et de la distance.

      • Pour le courant alternatif (CA) après l’onduleur : la section des fils doit correspondre à la puissance maximale injectée dans le tableau principal (ex : 4–6 mm² pour 4–6 kW monophasé).

      • Les câbles doivent être certifiés pour usage solaire, résistants aux UV et aux températures.

 


9.6. Pas d’isolement complet

      • L’installation reste connectée en permanence au réseau EDF.

      • Le réseau sert de source d’appoint lorsque la production solaire est insuffisante (nuit, mauvais temps).

      • En cas de coupure réseau :

        • L’onduleur s’arrête (anti-îlotage).

        • La maison n’est pas alimentée par le réseau pour des raisons de sécurité, sauf si batterie + onduleur hybride sont installés.


10. Équipements recommandés

Le choix des équipements influence directement la performance, la sécurité et la durée de vie de votre installation photovoltaïque. Voici une description détaillée des principaux composants :


10.1. Panneaux photovoltaïques

    • Fonction : Convertir la lumière du soleil en électricité (courant continu).

    • Exemples recommandés :

      1. SunPower Maxeon 6 425 Wc :

        • Rendement très élevé (~22 %) → idéal pour toits avec surface limitée.

        • Garantie 25 ans pour puissance et performance.

      2. Q.Cells Q.Peak Duo ML-G11 405 Wc :

        • Bonne performance et fiabilité.

        • Technologie half-cell pour réduire les pertes par ombrage et améliorer la durée de vie.

    • Accessoires associés : câbles solaires certifiés, connecteurs MC4 pour la connexion série ou parallèle des panneaux.


10.2. Onduleur (injection réseau)

10.2.1. Fonction principale

L’onduleur transforme le courant continu (CC) produit par les panneaux photovoltaïques en courant alternatif (CA), compatible avec vos appareils domestiques et le réseau EDF.


10.2.2. Mode injection réseau (grid-tie)

10.2.2.1. Fonctionnement :
L’onduleur est connecté au réseau EDF et synchronise sa tension et fréquence avec celui-ci.

            • Il alimente en priorité les appareils domestiques avec la production solaire.

            • Le surplus non consommé est injecté automatiquement dans le réseau pour être rémunéré.

            • Le mode se configure généralement via le logiciel interne ou l’écran de l’onduleur, selon le modèle.

10.2.2.1. Configuration via l’interface de l’onduleur
La majorité des onduleurs modernes (Fronius, SolarEdge, SMA) disposent :

            • D’un écran LCD ou LED avec menu de configuration.

            • D’une interface web ou application mobile pour paramétrer l’onduleur.

Les réglages pour activer le mode grid-tie incluent :

            • Type de réseau : monophasé ou triphasé.

            • Tension et fréquence du réseau : l’onduleur doit s’y synchroniser automatiquement.

            • Puissance maximale injectable : selon votre contrat avec EDF OA (souvent 9 kWc max pour un particulier).

            • Activation de la fonction anti-îlotage (souvent activée par défaut).


10.2.3. Dimensionnement et puissance

        • La puissance nominale de l’onduleur doit correspondre à la puissance totale des panneaux installés, mais elle doit aussi prendre en compte la puissance maximale des appareils que vous utilisez simultanément dans la maison.

        • Exemple : si votre consommation maximale simultanée est de 4 kW (four + plaques + chauffage + TV), les pics instantanés peuvent atteindre 5 à 6 kW lors du démarrage simultané d’appareils à forte puissance (par ex. plaques électriques, four et chauffage électrique).

          Conséquence : même si votre onduleur nominal est de 4–5 kW, il pourrait être limité pendant ces pics, réduisant temporairement l’autoconsommation et l’injection dans le réseau.

          Solution : choisir un onduleur légèrement surdimensionné (5–6 kW) pour couvrir ces pics sans perte de production, tout en restant dans les limites de puissance maximale injectable définies par votre contrat EDF OA (souvent 9 kWc pour un particulier en monophasé).

        • Choisir un onduleur trop petit risque de limiter la consommation simultanée pendant les pics de puissance et de réduire temporairement l’injection solaire sur le réseau. En revanche, un onduleur légèrement surdimensionné permet de couvrir ces pics sans coupure, mais un surdimensionnement excessif augmente le coût sans apporter d’avantages supplémentaires si la puissance excédentaire n’est jamais utilisée.

        • « Le mode injection réseau sert de levier : lorsque votre consommation domestique est inférieure à la production solaire, l’électricité excédentaire est automatiquement injectée dans le réseau EDF. Cela permet de basculer facilement entre autoconsommation et revente du surplus, sans intervention manuelle. »


10.2.4. Exemples recommandés

Fronius Primo 6.0-1 :
            • Puissance nominale : 6 kW

            • Plage de tension d’entrée CC : 160–800 V

            • Rendement maximal : 97,8 %

            • Phases : monophasé

            • Monitoring intégré : Fronius Solar.web pour suivre production et consommation en temps réel

            • Refroidissement : ventilé, silencieux

            • Protection : anti-îlotage intégré, protection contre surtensions

            • Dimensions / Poids : 710 x 470 x 200 mm / 32 kg

SolarEdge SE5000H :
            • Puissance nominale : 5 kW

            • Plage de tension d’entrée CC : 200–480 V

            • Rendement maximal : 99 % (avec optimisateurs de puissance)

            • Phases : monophasé

            • Optimisation au niveau du panneau : chaque panneau géré indépendamment pour maximiser la production même en cas d’ombrage

            • Monitoring intégré : SolarEdge portal pour suivi précis de chaque panneau

            • Protection : anti-îlotage intégré, protection contre surtensions

            • Dimensions / Poids : 370 x 320 x 150 mm / 24 kg

 


10.2.5. Caractéristiques importantes

        • Anti-îlotage : s’arrête automatiquement en cas de coupure réseau.

        • Synchronisation tension/fréquence : permet une injection sécurisée dans le réseau.

        • Protection interne contre surtensions : protège l’onduleur et vos appareils.

        • Monitoring intégré : pour suivre production et consommation, optimiser l’autoconsommation et détecter d’éventuels problèmes.


10.3. Compteur

    • Linky (fourni et installé par Enedis) :

      • Compteur communicant bidirectionnel.

      • Mesure l’électricité consommée et le surplus injecté.

      • Indispensable pour la facturation du surplus et le suivi de production. Pour plus de détails,  voir le point 9.3


10.4. Protections électriques

    • Disjoncteurs et interrupteurs différentiels :

      • Modèle recommandé : Schneider Electric Acti9

      • Protègent contre surintensité, court-circuit et fuite à la terre.

    • Parafoudre :

      • Modèle recommandé : Dehn Blitzductor

      • Protège l’installation contre les surtensions induites par la foudre ou les perturbations réseau.

    • Disjoncteur DC : protège la partie courant continu entre panneaux et onduleur.


10.5. Batteries (optionnelles)

    • Permettent de stocker l’électricité pour augmenter l’autoconsommation.

    • Exemples recommandés :

      1. Tesla Powerwall 2 : capacité 13,5 kWh, haute efficacité, intégration facile avec onduleur hybride.

      2. LG Chem RESU10H : 9,8 kWh, batterie lithium-ion compacte, compatible avec plusieurs marques d’onduleurs.

    • Fonction : stocker le surplus produit en journée pour consommer le soir ou en cas de coupure.


10.6. Accessoires et structure

    • Câbles solaires : résistants aux UV et aux intempéries, section adaptée à la puissance.

    • Connecteurs MC4 : standards pour le raccordement sécurisé des panneaux.

    • Structures de montage : aluminium ou acier inoxydable, inclinables ou fixes selon orientation du toit, résistantes aux vents et à la corrosion.


11. Installer un système solaire complet : quelle solution est la plus intéressante ?

Lorsqu’on envisage une installation solaire pour une maison, plusieurs approches techniques et commerciales existent. Il est important de comprendre les avantages et contraintes de chacune pour choisir la solution la plus adaptée à vos besoins, compétences et budget.


11.1. Kits solaires « tout-en-un » pour installation DIY

Description :

    • Ces kits regroupent l’essentiel des équipements nécessaires : panneaux photovoltaïques, onduleur, câbles, connecteurs, et parfois protections (disjoncteurs et parafoudre).

    • Ils sont conçus pour être installés soi-même, même sans expérience préalable en électricité, avec guides et tutoriels détaillés.

Avantages :

    • Facilité d’installation : tout est compatible et pré-configuré.

    • Gain de temps : pas besoin de sélectionner chaque composant séparément.

    • Prix attractif : souvent moins cher que l’achat séparé de tous les équipements.

    • Assistance et support : certains kits incluent un service client ou une garantie complète.

Inconvénients / limites :

    • Puissance limitée : les kits sont souvent conçus pour des installations résidentielles modestes (1 à 6 kWc).

    • Flexibilité réduite : difficile de modifier ou d’ajouter des composants spécifiques (optimiseur de panneau, batterie particulière, onduleur haut de gamme).

    • Normes et sécurité : il faut s’assurer que l’installation respecte les normes locales NF C15-100 et EN 50549-1, et que l’onduleur est certifié injection réseau.

Exemples :

    • Kit solaire autoconsommation 3 kWc complet avec onduleur SMA ou Fronius.

    • Kit EcoFlow pour maison avec panneaux + station modulaire.


11.2. Stations d’énergie autonomes (Power Station / Hub solaire)

Description :

    • Il s’agit de solutions intégrées qui combinent panneaux, batterie, onduleur et gestion de charge dans une station unique.

    • Souvent modulables, elles permettent de stocker l’électricité et de l’utiliser de manière flexible, sans passer par le réseau si on le souhaite (mode hybride ou off-grid).

Avantages :

    • Installation simple et rapide : peu de câblage et composants à assembler.

    • Autoconsommation optimisée : batteries intégrées pour maximiser l’utilisation de l’électricité solaire.

    • Mobilité pour certaines stations : certaines stations sont portables et peuvent être déplacées.

Inconvénients / limites :

    • Puissance limitée : adapté aux maisons moyennes, pas toujours suffisant pour des besoins très élevés ou des appareils de forte puissance.

    • Coût élevé : le prix par kWh installé est souvent plus élevé que dans une installation complète sur mesure.

    • Moins modulable à long terme : la batterie ou l’onduleur intégré peut être difficile à remplacer ou à upgrader.

Exemples :

    • EcoFlow DELTA Pro + extensions modulaires.

    • Bluetti AC300 / B300 avec modules de batterie additionnels.


11.3. Installation sur mesure avec tous les équipements séparés

Description :

    • Dans ce cas, chaque composant est choisi individuellement : panneaux, onduleur, batterie, protections, câbles et structure.

    • Cette approche permet une configuration optimale pour vos besoins spécifiques, que ce soit en autoconsommation, injection réseau ou mix hybride.

Avantages :

    • Flexibilité maximale : onduleur, batterie, panneaux et protections adaptés exactement à vos besoins.

    • Optimisation du rendement : possibilité de choisir les meilleurs composants (haut rendement, monitoring avancé, optimisateurs de panneau, batteries lithium-ion performantes).

    • Extension future facile : ajout de panneaux ou batteries supplémentaires selon la consommation.

Inconvénients / limites :

    • Installation complexe : nécessite des compétences en électricité ou l’intervention d’un professionnel RGE.

    • Coût initial plus élevé : l’achat de tous les composants séparés peut être plus cher, mais sur le long terme, l’optimisation du rendement compense.

    • Planification et compatibilité : il faut vérifier que tous les éléments sont compatibles (connecteurs MC4, tension DC, type de batterie, normes NF C15-100).

Exemples :

    • Panneaux SunPower Maxeon 425 Wc + onduleur Fronius Primo 6 kW + Tesla Powerwall 2 + protections Schneider Electric.

    • Panneaux Q.Cells Q.Peak Duo ML-G11 405 Wc + SolarEdge SE5000H + batterie LG Chem RESU10H.


11.4. Quelle solution choisir ?

CritèreKit tout-en-unStation d’énergieInstallation sur mesure
Facilité d’installation★★★★★★★★★☆★☆☆☆☆
Flexibilité / évolutivité★★☆☆☆★★★☆☆★★★★★
Puissance / besoins élevés★★☆☆☆★★★☆☆★★★★★
Coût initial★★★★☆★★★☆☆★★☆☆☆
Optimisation du rendement★★☆☆☆★★★☆☆★★★★★

Conclusion :

    • Les kits tout-en-un conviennent aux maisons moyennes avec autoconsommation modérée et installation DIY.

    • Les stations d’énergie sont idéales si vous voulez un système rapide, intégrant batterie et panneaux, avec possibilité d’extension limitée.

    • L’installation sur mesure est la solution la plus performante et évolutive pour des maisons avec consommation importante ou besoins précis en autoconsommation et injection réseau.

 12. Conclusion

Installer une installation solaire complète en maison individuelle pour consommer et revendre son surplus constitue aujourd’hui une solution performante, rentable et respectueuse de l’environnement.

Grâce à la surface disponible et à la puissance supérieure par rapport à un appartement, vous pouvez maximiser votre production d’électricité, réduire significativement votre facture et générer un revenu complémentaire stable pendant 20 ans via le contrat d’obligation d’achat avec EDF.

Le succès de votre projet repose sur plusieurs facteurs :

    • Dimensionnement optimal des panneaux, onduleur et batteries selon vos besoins et pics de consommation.

    • Choix des équipements adaptés, que ce soit via un kit complet, une station d’énergie modulable ou une installation sur mesure avec composants séparés.

    • Installation par un professionnel RGE pour garantir la sécurité, la conformité aux normes NF C15-100 et EN 50549-1, et l’optimisation du rendement.

    • Respect des démarches administratives et réglementaires, incluant le raccordement à Enedis, la signature du contrat EDF OA et l’obtention du Consuel.

En combinant ces éléments, vous créez un système fiable, évolutif et efficace, qui vous permet de tirer le maximum de votre énergie solaire tout en participant activement à la transition énergétique.